Le motif « mud cloth » est partout, mais beaucoup de tissus sont simplement imprimés. Voici comment repérer un bogolan teint à la main, selon la tradition malienne.
Les indices qui ne trompent pas
- Les bandes cousues : le coton est tissé à la main en bandes étroites, assemblées par des coutures visibles.
- Des motifs irréguliers : peints au pinceau ou à la tige, ils ne sont jamais parfaitement identiques d’un bout à l’autre.
- L’envers : sur un tissu imprimé, l’envers est souvent pâle ou blanc. Sur un bogolan, la teinte végétale et la boue marquent aussi l’envers, de façon plus diffuse.
- Le toucher : un coton épais, un peu rêche, qui s’assouplit avec le temps.
Et le prix ?
Un bogolan fait main demande plusieurs jours de travail : il coûte nettement plus cher qu’un tissu imprimé. Un prix très bas est un indice fort.
Imprimé ou fait main : les deux ont leur place
Un tissu imprimé façon bogolan convient très bien pour des coussins ou un abat-jour. Pour une pièce à encadrer ou un plaid qui durera, le fait main vaut l’investissement. Pour tout savoir, lisez notre guide Le bogolan : histoire et idées.
Pour aller plus loin : Bogolan.
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Regardez l’envers : sur un vrai wax, le motif est aussi net que sur l’endroit. Cherchez aussi de fines craquelures dans les couleurs, une légère odeur de cire et une mention sur la lisière.
